L’éthique Wolf Trail

Parce que chaque petits gestes du quotidien compte, que chacun de nos achats est un vote pour le monde dans lequel nous voulons vivre, que nous souhaitons entretenir et aimerions laisser en héritage à nos enfants, nous essayons de faire au mieux, dans nos comportements et achats.

Au cour des années, nous en sommes venu à la conclusion que l’autonomie mène à l’écologie ; en devenant un peu plus autonome, nous limitons les emballages, les transports de marchandises, l’emploi du glyphosate, la production d’OGM ou encore la maltraitance animal. Nous essayons donc, année après année, d’acquérir une autonomie dans notre consommation. A chacun de nos achats nous privilégions dans la mesure du possible, les produits locaux qui bénéficie d’une compensation carbone.

Notre DÉPENDANCE à l’energie :

Le bois de chauffage : Nous sommes propriétaire d’un terrain de 30 hectares dont 27 hectares de bois et 3 hectares de champs, ce qui nous permet d’avoir notre propre bois de chauffage sur place ; nous chauffons notre maison avec une grosse cheminée en pierre et complétons si besoin avec le chauffage électrique.

L’électricité en Laponie est produite par des centrales hydro-électrique placées sur le fleuve « Kemijoki », long de 500 km environ, qui prend sa source à Savukoski et se jette dans la mer Baltique ; nous ne dépendons pas donc, de centrale nucléaire.

Nos voyages : Nous voyageons assez peu et privilégions les déplacements en voiture ; nous prenons rarement l’avion, ce qui est une bonne chose ; l’avion est un des moyen de transport les plus polluant. A titre d’exemple, un voyage Rovaniemi-Marseille, aller retour pour 4 personnes en avion, crée autant de carbone qu’une année entière à rouler en voiture de type 4×4 pick up!

Nos déplacements en voiture : Voici notre point faible ; nous sommes à 57 km de la ville et roulons donc beaucoup ; de plus, nous sommes en campagne, à 7 km du centre village et avons donc un 4×4 afin de pouvoir nous déplacer sur nos chemins de terre, en toute sécurité. La consommation carbone de notre voiture est donc plus élevé que si nous avions une citadine ; nous payons chaque année une taxe de compensation carbone de 900 euros par an, pour pouvoir rouler.

Le chalet trappeur :

Nous avons acheté le chalet trappeur à un artisan situé sur la ville de Kemijärvi ; le bois du chalet est donc du bois Lapon et l’artisan construit que quelques chalets par an ; poutre après poutre, tout est produit et construit localement.

L’alimentation des chiens :

L’hiver, les chiens sont nourrit à la viande est aux croquettes ; l’été, uniquement aux croquettes. Nous achetons des plaques de viande congelés, de 10 kilos chacune, livrés par palettes d’une tonne chacune ; nous avons besoin de 3 tonnes de viande par hiver.

La viande que nous achetons est un mélange de vache et porc, sous produits de l’alimentation humaine ; aucun animal donc n’est sacrifié pour nourrir nos chiens

Nos croquettes de marque « Josera » viennent d’Allemagne. L’entreprise Josera produit des croquettes de qualités, (issus elles aussi de sous produits d’alimentation humaine), et eco responsable qui compensent ses émissions carbone, ce qui est une très bonne chose :
https://www.josera.fr/durabilite/

Le tri des DÉCHETS :

Nous ne sommes pas soumis à un tri sélectif obligatoire ; sur la ville de Rovaniemi, le tri est une volonté de chacun, pas une obligation.

Les consignes : les canettes en aluminium, bouteilles en plastique et bouteilles en verres sont consignés ; nous les mettons de coté et les ramenons au magasin en échange de 10 à 40 centimes par consignes.

Le carton et papier : les emballages en carton et papier partent à la cheminé, alimentant notre feux de bois!

Le plastique, le verre, le tissus : nous trions nos déchets plastique et verre et les ramenons à Rovaniemi, dans des bennes mis en place à cet effet ; les vieux vêtement très usés finissent aussi dans une poubelle de tri sélectif ; nous donnons les vêtements en bon état au magasin de seconde main de « la croix rouge »

Les déchets alimentaires : Nous avons des poules qui mangent une partie de nos déchets alimentaire ; ce qui n’est pas consommable par nos poules part en composte.

Il nous reste donc peu de déchets à mettre à la benne!

Notre consommation :

Objet, matériel, vêtement : avant tout achat, nous nous posons tout d’abord la question de l’intérêt de l’achat. En avons nous vraiment besoin? Pouvons nous le fabriquer nous même? Nous servir de quelque chose que l’on à déjà pour lui donner une seconde vie?

Si l’achat s’impose, nous nous tournons tout d’abord sur le marché de l’occasion, achetons volontiers des vêtement ou objets de cuisine de seconde main ; si nous ne trouvons pas notre bonheur, nous achetons alors, quelque chose de neuf.

La viande : Nous avons renoncer à acheter de la viande pour plusieurs raisons :

  • Nous ne cautionnons pas les pratiques d’élevages actuelles qui ressemble plus à des camps de concentration et d’extermination animal qu’a des élevages! en plus de la maltraitance animal, les éleveurs utilisent de grosses quantités d’antibiotiques pour garder leur animaux vivant et d’hormones pour certains type d’élevage, cunicole ou ovin par exemple.
  • L’élevage d’animaux de rente produit une quantités énorme de carbone (surtout les élevages de ruminants).
  • Indirectement, l’élevage d’animaux de rente est responsable de la destruction de nos forêts, afin d’en faire des mono cultures de soja OGM, blé et autres céréales indispensable pour nourrir vache, moutons….il faut 7 kilos de céréales pour produire un kilo de viande de bœuf, 4 kilos pour un kilo de viande de cochon ! La consommation de viande est donc un des grands enjeu planétaire.

Nous nous autorisons de temps en temps à acheter de la viande de renne, à l’éleveur du village. Les rennes sont élevés en liberté totale, ils sont rassemblés en automne et abattus sur place ; le transport de rennes pour abattage étant interdit, c’est un camion abattoir qui se déplace dans les fermes. (Au cour de votre séjour, nous vous proposerons du poisson et de la viande de renne ou d’élan, au cour de la semaine, pour les séjour en chalet).

Les œufs : Nous avons nos propres poules qui nous offrent 5 à 10 œufs par jour ; en plus de leurs œufs, leurs fientes sont un excellent engrais pour la terre et puis, avec leur griffes, à l’automne, elles déterrent les insectes et manges les limaces du potager, et aèrent le sol. De vrais alliés en permaculture !

Les laitages : Nous buvons du lait d’avoine que je fais moi même à la maison ; (lors de votre séjour, vous découvrirez le lait d’avoine !)

Les fruits et légumes : Nous nous sommes lancé récemment dans la permaculture ; nous avons une serre de 20 m2 et utilisons un morceau de champs ou nous cultivons toute sorte de légumes, fruits et pommes de terre ; L’été est court en Laponie mais les légumes poussent très bien ; nous stockons le surplus dans un « frigo cave » extérieur, qui maintient la température entre 5 et 10 degrés, hiver comme été et nécessitant aucune énergie électrique pour fonctionner. Le fait de consommer nos propres légumes nous permet de consommer sans glyphosate ou autre pesticides.

Boulangerie pâtisserie et autre : Nous avons une machine à pain qui nous permets de faire du pain et brioche maison chaque jour, j’essais aussi la plupart du temps, de faire mes propres biscuits, confiture… Les biscuits industriels ne sont pas épargnés par notre agriculture dites « traditionnelle » ; dans la plupart des biscuits nous retrouvons des œufs issus généralement de poules en cages et de l’huile de palme qui est un véritable désastre environnementale.

Cure naturel de vitamine : fin avril, nous récoltons la sève de bouleau ; lorsque la sève de boulot monte dans l’arbre (entre le 20 et le 30 avril en Laponie), nous faisons un petit trou dans un boulot, de 3 cm de profondeur environ et y branchons un tuyau relié à une bouteille de 5 l. Nous récoltons ainsi jusqu’à 10 litres de sève par jour. Nous faisons une cure de sève de boulot, en buvant 1 verre chacun par jour de sève pendant 3 semaines. En Laponie la récolte de sève de bouleau est très répandu afin de reprendre des forces et de l’énergie en fin d’hiver. pour en savoir plus :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_de_bouleau

Végétaux : avec nos 30 hectares de foret et champs, nous ne manquons pas de végétaux ; nous faisons du foin pour la litières des poules ou des chiens, du compost avec des branches mortes ou vivante, du copeau de bois….

En projet :

Pour aller plus loin dans l’autonomie, nous avons quelques projets comme l’achat de panneaux solaire, fabrication d’un moulin dans la rivière, création d’une « véranda serre », création d’un deshydratateur solaire…..les projets ne manque pas 🙂